Le rendez-vous des pèlerins sur le Web
Peu avant midi, le 29 septembre 1961, une jeune femme inconnue vint frapper à la porte. Tante Adèle alla ouvrir. La femme, très belle, portait le costume des paysannes de la région. Elle avait sur la tête un foulard bleu ciel.
— As-tu foi en Padre Pio? lui demanda-t-elle
— Oui, répondit Rosa, j'ai grande confiance en lui. Je le prie déjà depuis un certain temps, mais je ne suis pas encore guérie.
— Si tu as confiance en Padre Pio, il te fera guérir. A ce moment-là, midi a sonné et la dame lui dit:
— Récitons l'Angélus! Puis se tournant vers Rosa, elle ajouta:
— Allons, lève-toi !
— Madame, je ne peux pas me lever: j'ai de trop fortes douleurs. (Tante Adèle précise que ce matin-là, Rosa avait été particulièrement mal.)
— Donne-moi la main! Lève-toi !
— Je ne peux pas.
— Donne-moi encore l'autre main !
Alors Rosa se leva et ensemble elles récitèrent l'Angélus. Après l'Angélus, la dame ajouta:
— Maintenant, disons cinq Pater, Ave et Gloria aux intentions de Padre Pio, en l'honneur des cinq plaies de Notre-Seigneur.
Pendant ce temps, la dame toucha de la main les plaies de Rosa qui se fermèrent instantanément. Elle demanda encore un verre d'eau, que tante Adèle lui apporta. Elle précisa à Rosa:
— Cette eau, tu la boiras demain matin quand Padre Pio commence à célébrer la sainte messe. Tu te rendras aussi chez lui.
— Je n'ai ni argent, ni vêtements, objecta Rosa.
— Tu auras ce qu'il faut.
— Ta nièce a grande confiance en Padre Pio, mais toi pas assez.
— Si Padre Pio guérit ma nièce, moi aussi j'aurai confiance en lui.
Puis elle s'en est allée et je suis retournée vers Rosa et lui ai dit:
— Nous avons donné 500 lires à cette dame et nous ne lui avons même pas demandé qui elle était.»
Rosa répliqua:
— Tante, ne pensez pas à ces 500 lires. Si le Padre Pio me fait guérir, j'irai les gagner, ces 500 lires.
Tante Adèle retourna dans sa chambre où se trouvait une petite statuette de la Madone, à qui elle adressa les paroles suivantes :
— Chère Madone, faites que ces 500 lires arrivent bien aux mains de Padre Pio.
Elle entendit alors une voix très forte (sans doute celle de Padre Pio) : «Aie confiance, ta malade sera guérie.»
Après avoir effectué quelques travaux dans la maison, tante Adèle retourna à la cuisine et vit Rosa, près de l'évier, qui lavait la vaisselle.
— Mais qu'est-ce que tu fais ici, Rosa? C'est moi qui lave la vaisselle, pas toi !
Rosa lui sauta alors au cou et lui dit en l'embrassant :
— Mais, tante, je suis guérie.
— Tu veux guérir en un instant? Tu guériras, oui, mais...
— Oui, oui, je suis guérie, tante, je n'ai plus rien.
«Je ne me doutais pas, précise tante Adèle, que c'était la Madone qui était venue.»
Pendant ce temps, Giuseppe était allé cueillir des châtaignes pour assurer aux siens le moyen d'assouvir leur faim, car il devait entrer à l'hôpital le lendemain pour être opéré d'une hernie. A son retour, quelle ne fut pas sa surprise de constater que son épouse était réellement guérie.